Le compagnon rouge est comestible !

Publié le par Annick Boidron

Ben non, je ne le savais pas. C'est en voulant écrire un article sur son côté décoratif que je l'ai appris... ce matin. Plus précisément sur ce blog

Il pousse un peu partout dans notre jardin et s'impose parfois face à des plantes plus délicates. Dans ces cas-là je l'arrache et il va rejoindre le tas de compost. Mais parfois, quand il se trouve en compagnie d'autres plantes vigoureuses, il limite son feuillage et fleurit joliment.

Cette petite touffe, arrivée là spontanément, sait se mettre en valeur devant une haie taillée de d'arbres indigènes. Elle est entourée de scabieuses et d'ancolies qui ne le laissent pas s'étendre.

Les fleurs sont jolies et même une fois fanées, leurs sépales colorés restent nets et décoratifs.

Frittata de compagnon rouge

Je me suis précipitée au jardin (sous la pluie !) pour faire une petite récolte. J'ai lu que seules les jeunes pousses étaient bonnes : les plus vieilles sont amères. J'aurais pu en récoler 20 fois plus. Les compagnons rouges, ce n'est pas ce qui manque ici.

Pour ne pas trop altérer le goût, j'en ai fait une frittata dont voici la recette pour deux personnes environ :

  • deux cuillères d'huile d'olive
  • deux pommes de terre
  • un oignon
  • une gousse d'ail
  • une poignée de feuiles de compagnon rouge
  • trois oeufs

J'ai coupé l'oignon et les pommes de terre en fines lamelles puis je les ai fait revenir dans l'huile  à la poêle à couvert pendant 10 minutes. J'y ai ajouté les compagnons rouges coupés en petits morceaux, je les ai juste laissé fondre.

Ensuite, j'ai retiré tout cela du feu pour laisser tiédir un peu.

Pendant ce temps, j'ai battu les œufs en omelette puis j'y ai ajouté l'ail écrasé et le mélange de pommes de terre et de compagnons rouges refroidi.

Après ça, cuisson de cinq minutes dans la poêle à feu moyen puis un petit passage sous le gril du four.

Eh bien, c'était délicieux !

Bien que je consomme des plantes sauvages depuis mon enfance, je suis toujours étonnée de découvrir que des plantes familières, souvent considérées comme des mauvaises herbes, sont des légumes savoureux et nourrissants.

 

 

 

Publié dans Plantes sauvages, Cuisine

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