Faut-il enlever les feuilles des tomates ?

Publié le par Annick Boidron

C'est souvent un sujet d'étonnement pour mes amis qui entrent dans la serre : même en cette fin du mois d'août, mes plants sont toujours couverts de feuilles. Chez eux, il ne reste presque plus de feuilles et les tomates pendent tristement sur des tiges (presque) nues.

Un peu comme chez moi, l'année dernière après le passage du mildiou

Mais quelle drôle d'idée ! pourquoi enlever délibérément des organes aussi précieux ?

A moins qu'on ne me démontre le contraire, je trouve cela contre-productif et je vous explique pourquoi.

Dans la serre, aujourd'hui

Dans la serre, aujourd'hui

Les feuilles produisent les matières organiques dont le fruit a besoin pour grossir

Oui, les feuilles, pas les racines, pas les fruits, pas les tiges (ou très très peu). Si on enlève les feuilles, où les tomates trouveront-elles les matières organiques qui constituent leur matière sèche ? On aura beau mettre autant d'engrais qu'on veut, sans les feuilles, pas de fructose, pas d'amidon, pas de carotène, pas de lycopène... rien !

On n'imagine pas tout ce qui est en train de se synthétiser dans cette feuille : une véritable usine chimique !

On n'imagine pas tout ce qui est en train de se synthétiser dans cette feuille : une véritable usine chimique !

Les feuilles permettent à la sève de circuler dans la plante

C'est l'évaporation de l'eau au niveau des feuilles qui crée une aspiration de celle-ci depuis les racines. Si on enlève des feuilles, l'évaporation cesse. De l'eau pourra encore monter dans la plante grâce à la poussée racinaire ou par capillarité, mais beaucoup moins. Une plante effeuillée "boira" donc beaucoup moins, mais ses fruits seront-ils aussi juteux ?

La présence de feuilles régule le climat de la serre

L'évaporation au niveau des feuilles consomme de l'énergie et fait baisser la température dans la serre quand il fait trop chaud. Ce n'est pas anecdotique et la différence peut être très sensible : j'arrose parfois le sol de la serre pour faire descendre la température quand elle est trop élevée et ça marche. Mais les feuilles sont bien plus efficaces puisqu'elles évaporent jusqu'à six fois plus d'eau que la même surface de sol arrosée.

Lorsque par chance, il y a du soleil, la température peut monter fortement dans la serre. Les feuilles apportent un ombrage bienfaisant et rafraichissent l'atmosphère.

Lorsque par chance, il y a du soleil, la température peut monter fortement dans la serre. Les feuilles apportent un ombrage bienfaisant et rafraichissent l'atmosphère.

Les feuilles ne consomment pas plus qu'elles ne produisent

Certes, une feuille ou une tige en période de croissance consomment plus qu'elles ne produisent, c'est pourquoi on évite d'avoir des plants de tomate trop "vigoureux" qui font des feuilles et des tiges plutôt que des fruits. Mais une fois adulte, une feuille en bonne santé produit bien plus de matières organiques qu'elle n'en a "coûté" et c'est tout bénéfice pour les fruits.

Les feuilles situées sous les fruits ne sont pas inutiles

La sève brute composée d'eau et sels minéraux venant directement du sol, est souvent appelée "sève montante". Par opposition, on appelle souvent la sève élaborée, celle qui contient les matières organiques produites dans les feuilles, la sève "descendante". Si c'était le cas, les feuilles situées sous la première grappe de fruits seraient effectivement inutiles. Mais, en réalité, cette sève nutritive se déplace dans tous les sens. En fait elle va dans les organes qui en ont besoin : feuilles et tiges en période de croissance, racines, fleurs et...fruits !

La sève élaborée ne se déplace pas forcément vers le bas. Les feuilles situées sous les bouquets de fruits sont également susceptibles de les alimenter.

La sève élaborée ne se déplace pas forcément vers le bas. Les feuilles situées sous les bouquets de fruits sont également susceptibles de les alimenter.

Les vieilles feuilles ne sont pas forcément nuisibles

Quand une feuille devient vieille ou lorsque, mal située, elle ne reçoit plus assez de lumière pour réaliser la photosynthèse, elle devient jaune, finit par mourir. Mais avant cela, la plante "récupère" ce qui peut encore servir : une partie de la matière organique de la vieille feuille est exportée vers les autres feuilles. Ensuite, elle tombe !

Enlever les feuilles ne fait pas mûrir les fruits plus vite

Les tomates commencent à mûrir une fois qu'elles ont atteint une taille suffisante, qui dépend de la variété. Pour grossir, elles ont besoin des sucres produits par les feuilles. Tant qu'elles n'ont pas atteint cette taille, le mûrissement ne commencera pas, excepté en cas de stress.

Peu importe la quantité de soleil qu'elles reçoivent, les tomates mûrissent quand elles ont atteint la taille nécessaire et qu'il fait assez chaud dans la serre. (Black cherry)

Peu importe la quantité de soleil qu'elles reçoivent, les tomates mûrissent quand elles ont atteint la taille nécessaire et qu'il fait assez chaud dans la serre. (Black cherry)

Un effeuillage brutal stresse les plants de tomates

Il y a un cas où les tomates commencent à mûrir avant d'y être vraiment prêtes, c'est lors d'un stress : manque d'eau, blessure, maladie. Alors, les tomates, comme bien d'autres plantes cessent leur croissance et, si des fruits sont déjà présents, ceux-ci accélèrent leur maturation. La plante sauve "ce qui peut encore l'être" et a ainsi quelques chances de se reproduire avant sa mort prochaine.

Les feuilles protègent les tomates des coups de soleil

Dans nos régions, le soleil est rare, mais il brille malgré tout de temps en temps. Si les tomates habituées à un ciel gris se retrouvent tout à coup exposées aux rayons du soleil brûlant, elles attrapent un coup de soleil : les parties atteintes cessent de se développer et on obtient des fruits mal formés.  Quand on enlève les feuilles, c'est la même chose : des fruits sont brusquement exposés au soleil et en souffrent.

Bien qu'elles soient situées derrière la vitre du côté Sud, ces tomates de Namur (De Hanna) sont protées des coups de soleil par les feuilles. A propos, ces tomates sont excellentes, merci Hanna.

Bien qu'elles soient situées derrière la vitre du côté Sud, ces tomates de Namur (De Hanna) sont protées des coups de soleil par les feuilles. A propos, ces tomates sont excellentes, merci Hanna.

Un plant de tomates n'a pas besoin d'être au soleil toute la journée

Une bonne luminosité et une chaleur modérée sont indispensables au développement du plant de tomates et à la photosynthèse. Mais l'exposition de l'ensemble de la plante aux rayons directs du soleil pendant un bonne partie de la journée est loin d'être indispensable et même, en augmentant la température à la surface des feuilles, elle peut tout simplement amener la plante à cesser son développement.

Quoique situés du côté Nord de la serre, derrière deux autres rangées de plants de tomates, celles-ci reçoivent bien assez de lumière et de soleil pour se développer et mûrir.

Quoique situés du côté Nord de la serre, derrière deux autres rangées de plants de tomates, celles-ci reçoivent bien assez de lumière et de soleil pour se développer et mûrir.

Les rayons directs du soleil ne sont pas nécessaires au mûrissement

Une fois qu'elles ont atteint la taille ad hoc, les tomates commencent leur phase de mûrissement. Et cette phase de passe DANS la tomate. La chlorophylle se décompose, de nouveaux pigments qui donneront sa couleur au fruit se forment, les sucres insipides se transforment en sucres savoureux et plusieurs centaines de composés parfumés font leur apparition, ce sont eux qui donnent aux différentes variétés de tomates leur goût caractéristique. Nous savons d'expérience que ceux-ci sont plus développés dans une tomate qui a grandi sur le pied que si elle a été coupée encore verte et mûrie artificiellement. Est-ce que c'est l'exposition directe aux rayons du soleil qui fait la différence ? Je n'ai trouvé aucune étude permettant de répondre à cette question. On sait par contre que des températures trop basses (moins de 12°) empêchent le développement de ces arômes.

Ces tomates charnues de Huy, bien cachées entre le muret et le feuillage, n'ont jamais reçu les rayons directs du soleil. Ce n'est pas ça qui les a empêchées de mûrir. Par contre, je les ai vues un peu trop tard...

Ces tomates charnues de Huy, bien cachées entre le muret et le feuillage, n'ont jamais reçu les rayons directs du soleil. Ce n'est pas ça qui les a empêchées de mûrir. Par contre, je les ai vues un peu trop tard...

Et en "fin de saison, alors" ?

Il semble exister un consensus selon lequel en "fin de saison", les nouvelles tomates qui se forment n'auront plus le temps de se développer et consommeront des matières organiques qui auraient pu profiter aux fruits plus avancés. Cela semble logique. La question qui se pose est alors :  "c'est quand la fin de la saison ?". Pour certains, les plants sont "épuisés" déjà à la fin du mois de juillet. Moi, je n'ai jamais remarqué qu'un plant de tomates s'épuisait : il se développe et forme des fruits tant que les températures lui conviennent*. Ensuite, la croissance diminue puis le plant meurt un jour de bonne gelée. Je sais que ce jour arrivera, mais quand ? Parfois, une bonne gelée tue mes plants au début du mois d'octobre mais parfois aussi, je peux récolter des tomates dans la serre jusqu'en novembre. Ç’aurait été dommage de les avoir sacrifiées en août, non ?

* Excepté les rares plants à croissance déterminée qui, à un moment donné arrêtent de pousser.

Ces fruits nouvellement formés, qui poussent près du toit en compagnie de la liane de Madère auront-ils le temps de mûrir ? Ce serait bien. Mais si ce n'est pas le cas, ce ne sera pas une catastrophe.

Ces fruits nouvellement formés, qui poussent près du toit en compagnie de la liane de Madère auront-ils le temps de mûrir ? Ce serait bien. Mais si ce n'est pas le cas, ce ne sera pas une catastrophe.

Il y a quand même des cas où j'enlève des feuilles

Si elles sont atteintes par le mildiou, c'est indispensable. Sinon, la maladie se répand vers les autres plantes et on perd tout.

Lorsque j'utilisais encore du purin d'ortie et que j'en mettais même au fond des trous de plantation, la végétation de mes plants était extrêmement exubérante. Les plantes situées du côté Sud de la serre, couvertes de très grandes feuilles laissaient dans l'ombre tout ce qui poussait derrière elles. Ces plants végétaient et il fallait bien que j'élague un peu dans les plants les mieux exposés. Depuis que je n'utilise plus d'orties dans mes cultures de tomates, je n'ai plus ce problème. Les feuilles, de taille plus raisonnable, sont bien espacées sur les tiges et laissent passer assez de lumière pour celles qui sont derrière.

Quand, tout en bas des pieds, des feuilles mortes commencent à se décomposer, je les enlève. Je ne sais pas si c'est bien nécessaire car, après tout, l'herbe posée sur le sol se décompose aussi et n'apporte pas de maladies.

J'enlève aussi les feuilles qui touchent le sol, mais seulement celles-là. Je n'arrose pas au pied des tomates mais entre elles, de cette façon, les feuilles du bas ne sont jamais mouillées lors de arrosages.

Le mot de la fin (enfin !)

Voilà. C'est ma réponse à la question "faut-il enlever les feuilles des tomates ?". Elle est provisoire et je serai peut-être amenée à la revoir un jour ou l'autre. Mais, pour le moment elle a l'air de bien convenir à mes conditions de culture, c'est à dire en serre, sur une toute petite échelle (20 plants), dans un pays aux été courts et froids. Je précise aussi que mon objectif n'est pas d'obtenir d'énormes rendements mais de récolter suffisamment de tomates pour les besoins de la famille, et cela sur la plus longue période possible. Est-ce que j'ai raison de ne pas retirer plus de feuilles ? Les avis sur le sujet sont contradictoires et sont souvent énoncés de façon péremptoire et définitive. Je préfère encore me fier à mon raisonnement et à mes observations. Mais peut-être qu'un jour j'écrirai un article intitulé "pourquoi j'effeuille les pieds de tomates"... ou pas.

PS : ça fait 10 jours que je me documente et que je m'acharne à trouver des infos fiables sur le sujet alors, même si cet article n'est pas parfait, je le publie aujourd'hui... Ouf !

(nombreuses) Sources

J'avoue que ce sujet commence à me gonfler mais je tenais malgré tout à indiquer mes sources. Excusez la présentation bâclée :

Un article qui synthétise une recherche sur l'effeuillage des tomates en serre :

https://www.agrireseau.net/legumesdeserre/Documents/Effeuillage.PDF

Le "jardinier paresseux" nous explique pourquoi, selon lui, il ne faut pas effeuilles les plants de tomates :

Un article consacré au goût de la tomate dans la revue de L'INRA (N° 13, juin 2010) :

http://inra.dam.front.pad.brainsonic.com/ressources/afile/233753-2c811-resource-inra-magazine-no13-format-ecran.html

Un autre article sur le goût des tomates dans lequel on trouve des information sur les facteurs qui l'influencent :

https://bonnieplants.com/library/the-basics-of-tomato-flavor/

Très intéressant dossier sur le goût des tomates (encore !) sur le site de Sciences et Avenir. Mis à jour le 15 juillet 2017, récupéré le 27 aout 2017. URL : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/comment-retrouver-le-gout-de-la-tomate_14277

Un long article Canadien où il est question notamment des "coups de soleil" :

 
Concernant la physiologie végétale (sève brute/élaborée, photosynthèse, absorption de l'eau, etc...) Il existe de nombreux ouvrages assez chers mais on peut trouver des sites en ligne plutôt bien faits, comme celui-ci, par exemple :
 

Publié dans Serre, Légumes

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Commenter cet article

Antoine 27/05/2020 13:34

Au Maroc ils les font courir sur le sol, j'ai essayé et c'est vraiment intéressant comme méthode il faut simplement que les tomates ne touchent pas le sol. Donc même les tuteurs ne servent qu'à gagner de la place. Il faut laisser courir d'ailleurs les courges sont comme ça. Si on laisse c'est parce que la peau permet de laisser courir. La méthode marocaine est encore plus pratique que la nôtre.

Antoine 27/05/2020 13:28

La question reste simple. Est ce que dans la nature quelqu'un vient couper les feuilles ? Non. On coupe les feuilles des plants dans les régions non pas froide, mais moins chaude et ce, simplement pour plus produire, pour vendre plus. Le tout au détriment de l'harmonie de la plante. Donc ne coupez rien. La tomate c'est très facile, laissez faire sauf bien sûr en cas d'extrême urgence comme dit le blogueur. En tout cas merci parce que c'est rare de trouver ce genre d'avis sur le net. D'ailleurs même les gourmands nous ne sommes pas censé les enlever, mais c'est vraiment dans le sud sud, plus sec que humide pour maîtriser l'arrosage.

OLIVIER GERARD 26/05/2019 10:56

Merci de partager votre expérience. Elle m'est bien utile pour exploiter au mieux la petite serre que j'ai installée dans mon jardin avec 6 plants de tomates. Peut-être en ai-je mis un peu trop. L'avenir me le dira.
Les liens vers d'autres articles sont aussi très intéressants.

Alain LAGRIFOUL 07/10/2018 12:13

Merci pour votre étude qui remet en questions des années de "certitudes"
Je partage à 100% votre analyse. 2 exemples :
1° - J'ai installé mes plants (Bufalo steak) contre un mur exposé plein sud. Les plants ont totalement couvert ce mur jusqu'à plus de 2 m de haut formant ainsi un mus végétal. Or, cet été 2018 a été particulièrement chaud pour ne pas dire brûlant en Ile de France. Les plants n'ont pas souffert. De nombreuses tomates totalement cachées par les feuilles se sont développées et ont muri normalement. Je n'ai que retiré les feuilles qui touchaient le sol. Aujourd'hui 7 octobre mes plans produisent toujours !
2° - Une amie a constaté que toutes ses tomates (Montfavet) ont une anomalie. Une zone circulaire autour du pédoncule ne murit pas Elle reste blan-jaune et se plonge à l'intérieur du fruit. Cette partie est dure et non comestible? Cette amie a coutume d'effeuiller ses tomates pour accélérer le mûrissement. Une étude du Ministère français de l'agriculture explique le phénomène par un excès de soleil qui perturbe le processus photosynthétique de la plante.

Chouteau 26/08/2018 09:40

Ho ! La vache un grand grand merci....

Jack 21/07/2018 18:22

Bonjour,
je suis de la cambrousse et je crois connaitre pas mal de choses sur le sujet, mais en tous cas vous avez réalisé un super boulot. Franchement, bravo et surtout merci.
Jack

Annick Boidron 21/07/2018 19:41

Merci Jack de la cambrousse. Notez que si vous avez des infos sur le sujet, nous sommes tous intéressés ! Bonne soirée.

Loulette 24/02/2018 09:48

Superbe travail !
Les jardiniers ont la dent dur et sourde est l oreille. Les miennent font ce quelles veulent ou presque . J en laisse ramper tandis que d autres partent a l assaut des fils que je mets a leur disposition .les haricots a rame et une ipomee leur servent de lien , c est a qui montera le plus haut. L annee derniere il m a fallut un escabot.
Je mets aussi des tomates en cage celles dont le port est déterminé.
Quand au mildiou je ne taille plus mais je pulvirise une decoction d ail de laurier et de cannelle. Je mouille bien dessus dessous tout les 3 jours pendant une semaine. Le pied repart de plus belle quand aux feuilles trop atteinte elles sèches et rejoigne l appetit titanesque des limaces...

Annick Boidron 24/02/2018 16:16

Bonjour, c'est intéressant l'idée de la décoction ail/laurier/cannelle comment la prépare-t-on ? Chez nous à part la variété Matt's wild cherry, je n'essaye même plus les tomates à l'extérieur car elles ont systématiquement le mildiou. MAis s'il existe un "truc qui marche", même un peu, ça m'intéresse. Bonne journée

Capucyne 01/09/2017 11:24

je n'enlève pas les feuilles non plus. Bravo pour cet excellent article !

annette 30/08/2017 15:51

bonjour,
c'est toujours un grand bonheur de vous lire.
j'ai rencontré cette année un passionné de tomate de la région d 'Erezée (climat frais!). Ce monsieur collectionneur de semences de tomates du monde entier ne taille même pas les gourmands ni les feuilles ni les plants.il cultive ses tomates hors serre juste sous un toit pour être à l'abri de la pluie. il arrose peu mais couvre abondamment le sol. j'ai essayé cette technique cette année (exceptionnelle au niveau climat) et les plants de tomate sont superbes et généreux.
voilà pour ce que j'ai appris.
au plaisir de vous lire et partagé
Annette

Annick Boidron 30/08/2017 16:08

Ah oui, cultiver sous un toit (assez haut) ça doit être pratique. C'est un rêve de disposer d'un grand espace bien aéré et protégé de la pluie où on peut espacer assez les tomates pour pouvoir les laisser pousser sans les tailler. Il y a des passionnés qui ont d'immenses serres-tunnel, ouvertes sur les côtés où ils font pousser des dizaines, si pas des centaines de variétés de toutes les couleurs ! Concernant la taille, les feuilles, etc.. les mentalités changent. Ici, le mildiou a fait son apparition il y a une semaine. A l'extérieur, heureusement, pas dans la serre. Merci d'avoir partagé ce que vous avez appris de ce monsieur d'Erezée.

Eveliotis 28/08/2017 22:02

Bel article Annick. Je prône comme toi cette pratique en remettant en cause les us et coutumes que l'on nous vente depuis des années. Toutefois il est vrai que dans nos régions, l'effeuillage est devenu LE moyen de retarder le mildiou et il faut bien avouer que cela fonctionne au détriment du goût, cela va de soi. Petite remarque : la concentration en lycopène n'a que très peu d'intérêt sur le fruit cru car cette concentration se multiplie considérablement à la cuisson (tu auras 50 x plus de lycopène dans une purée de tomate industrielle que dans un fruit frais du jardin). Donc, les variétés soit-disantes championnes de teneur en lycopène, c'est du marketing encore et encore (voire la variété réputée Harvest of Health) ;) Merci encore pour ton travail de recherche, je comprends tout à fait la longueur de cette tâche et à la longue la lassitude

Annick Boidron 30/08/2017 16:16

Bonjour Eveliotis,
Merci pour le commentaire. LE moyen pour retarder le mildiou, tu veux dire aussi à l'extérieur ? Est-ce que c'est une technique que tu appliques ? Ce serait intéressant d'en savoir plus. Intéressante aussi, ta remarque à propos des tomates "riches en lycopène" dont je n'avais jamais entendu parler. Encore une occasion d'aller fouiner dans les recherches sur le sujet ! La lassitude vient plutôt de la difficulté à trouver des études aux résultats applicables dans des petits jardins/petites serres, etc... La plupart des études portent sur les cultures industrielles qui ont un intérêt économiques et dans lesquelles les différents paramètres sont contrôlés électroniquement. Bonne journée et bonne formation à Redu si tu y participes. POur ma part impossible d'y aller car... je marie ma fille. Dommage, je suis certaine que j'aurais appris des choses.