Tomates en serre : mes questions, mes réponses

Publié le par Annick Boidron

Cultiver des tomates en serre, c'est se poser une multitude de questions et, forcément, essayer d'y répondre le mieux possible.

Je vous propose une "petite" liste des questions que je me pose chaque année et des réponses, toujours provisoires, que j'y apporte.

Ce ne sont pas des recettes qui marchent à tous les coups mais plutôt un partage d'expériences et un bilan de ma saison 2016.

Faut-il multiplier les variétés ?

Ma réponse est OUI !  Je cultive en général un seul plant de chaque variété. J'avoue que c'est surtout pour des raisons esthétiques : une serre remplie de tomates de toutes les couleurs, c'est joli. Mais ce n'est pas le seul avantage : chaque variété est adaptée à des conditions météorologiques particulières. Une année n'étant pas l'autre, tout miser sur deux ou trois  variétés, c'est un peu comme mettre tous ses œufs dans le même panier : on peut avoir beaucoup de chance ou... pas de chance du tout.

Il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts

Il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts

En pot, en pleine terre ou en sacs ?

Dans les émissions anglaises, les tomates en serre sont toujours cultivées en pots ou en sacs de terreau adaptés à cette fonction. Moi, je plante dans le sol de la serre, ça me parait plus simple et les plants ont plus de place pour développer leurs racines.

Cette année, j'ai aussi planté deux variétés en pots : Ditmarsher et Sanka. L'une est une tomate-cerise, l'autre une "grosse" tomate. Les deux sont précoces.

Constats : pour une même variété, les plantes en pots ont été sensiblement plus précoces que celles cultivées en terre et ont produit tout aussi longtemps. Par contre, ça parait évident, ce mode de culture demande beaucoup plus d'arrosages. Je limite donc l'usage des pots à quelques plants pour avancer un peu la saison.

En ce qui concerne les sacs de culture, je n'ai jamais essayé car je trouve ce procédé onéreux et je n'ai pas envie d'acheter du terreau du commerce quand j'ai mon propre compost "maison".

Ditmarsher en pots en début de saison et la première tomate mûre... en juillet. Ditmarsher en pots en début de saison et la première tomate mûre... en juillet.

Ditmarsher en pots en début de saison et la première tomate mûre... en juillet.

Sanka en fin de saison : toujours fraîche et productive !Sanka en fin de saison : toujours fraîche et productive !

Sanka en fin de saison : toujours fraîche et productive !

En cas de mildiou : faut-il tout arracher ?

Fin août, quelques jours d'inattention et la catastrophe est arrivée : le mildiou, qui rôdait dans le jardin depuis pas mal de temps, est entré dans la serre.

Voici l'étendue des dégâts :

Le mildiou dans la serre : ça va vite ! Mais c'est seulement la deuxième fois que ça m'arrive.

Le mildiou dans la serre : ça va vite ! Mais c'est seulement la deuxième fois que ça m'arrive.

Sur de nombreux sites de jardinage, on nous conseille dans ce cas, d'arracher les plants atteints. Pour moi, cela aurait voulu dire : tous les plants !

Donc, pas question ! Je me suis contentée d'enlever (soigneusement) les parties atteintes et de pulvériser sur le reste un mélange bicarbonate de soude - savon noir, selon la recette expliquée dans la vidéo en lien ci-dessous. (Source : le blog de Fred l'apiculteur)

Et ça a marché ! Les plants ont repris leur croissance et leur production, sans doute aidés en cela par une remontée des températures.

Toutefois, deux variétés ont été plus touchées que les autres :

La première est Grenn Moldovan, une de mes préférées que j'ai été obligée d'arracher.

Pêche blanche, quant à elle, a survécu mais elle ne s'est jamais vraiment remise de cette maladie. C'est plus étonnant pour cette variété réputée "résistante au mildiou".

Pêche blanche : une des plus sensibles au mildiou, chez moi.Pêche blanche : une des plus sensibles au mildiou, chez moi.

Pêche blanche : une des plus sensibles au mildiou, chez moi.

Faut-il rester fidèle, essayer autre chose, revenir à d'anciennes amours ?

En ce qui concerne les tomates, je fais un peu tout ça :

Deux incontournables

Je suis absolument fidèle à deux variétés de tomates-cerises : black cherry et raisin vert

Elles sont toutes les deux très productives, jolies, mais, surtout, très très bonnes. Black Cherry est plutôt sucrée, genre bonbon, alors que raisin vert a un goût plus musqué, typique des tomates vertes. Je les adore.

Elles aussi me sont fidèles puisque, chaque année, elles gardent leurs belles qualités.

Raisin Vert et Black Cherry : les tomates-cerises parfaites, selon mon goût

Raisin Vert et Black Cherry : les tomates-cerises parfaites, selon mon goût

Et une autre en passe de le devenir

J'aime beaucoup les très grosses tomates rouges mais elles ne sont pas faciles à cultiver en climat frais. Cette année, une seule variété m'a donné entière satisfaction. Malheureusement, je ne connais pas son nom. C'est Véronique, qui cultive ses tomates à 20 km de chez moi, qui m'en a donné les graines. Je les appelle "Grosse Véro" faute de mieux mais je précise que la "Véronique" en question est toute mince.

Cette "Grosse Véro" sera probablement la seule grosse tomate rouge cultivée en 2017 car elle surpasse toutes autres à tous points de vue.

"Grosse Véro" une tomate à l'identité inconnue, définitivement adoptée

"Grosse Véro" une tomate à l'identité inconnue, définitivement adoptée

Mais pourquoi ne pas aller voir un peu ailleurs ?

Il y en a de si belles, de si tentantes. Résister serait impossible !

La plus belle découverte de cette année, c'est Thaï Pink Eggs : une tomate ancienne d'origine Thaïlandaise (si, si !) qui forme de grandes lianes couvertes de fruits de taille moyenne et de forme allongée : impeccable pour les salades. Elles sont la taille et la forme idéales pour les faire sécher !

J'ai reçu les graines en cadeau via "graines de troc" et j'exprime toute ma reconnaissance à celui (ou celle) qui me les a envoyées.

Thaï Pink Eggs : j'en ai récolté des kilos !Thaï Pink Eggs : j'en ai récolté des kilos !Thaï Pink Eggs : j'en ai récolté des kilos !

Thaï Pink Eggs : j'en ai récolté des kilos !

Quant à Early Orange Stripe, cette autre nouveauté de 2016 m'a un peu moins convaincu : la production est assez faible et son goût ne casse rien. Mais elle est si belle que je lui donnerai une seconde chance.

Early Orange Stripe : une bien jolie petite tomate.

Early Orange Stripe : une bien jolie petite tomate.

Parmi mes autres essais 2016, j'ai déjà parlé plus haut de deux autres variétés qui pourraient bien devenir des favorites : Ditmarsher et Sanka, parfaites en pots !

Des "ex" surprenantes

La place dans une serre étant limitée, je ne peux pas cultiver chaque année toutes les variétés qui me plaisent. Parfois, certaines m'ont déçue et je les ai abandonnées. Mais, de temps en temps, je vais rechercher un vieux sachet de graines, histoire de ne pas perdre la variété. C'est ce que j'ai pour la tomate Arbyznyi. Jusqu'ici, elle n'avait pas tenu ses promesses en termes de goût et de précocité.

Mais cette année, par contre, c'est une des meilleures tomates de la saison : précoce, belle, juteuse et un goût "à tomber là". Elle est sauvée !

Arbuznyi : une belle grosse tomate.
Arbuznyi : une belle grosse tomate.

Arbuznyi : une belle grosse tomate.

Et celles qui ne reviendront (peut-être) pas en 2017

Certaines variétés m'ont déçu cette année : Coeur de boeuf jaune (ou blanc ?) n'a presque pas produit, contrairement à son habitude. Dancing with smurfs (la tomate "bleue") et Gardeners' delight ont porté de nombreux fruits... presque insipides. Beefsteak et Géante Belge sont décidément trop tardives.

Quant à Green Moldovan, je pense la remplacer par Aunt Ruby, une autre grosse tomate verte qui lui ressemble mais s'est beaucoup mieux comportée face au mildiou.

"Dancing with smurfs" (ici en compagnie de "pêche blanche") n'a pas été à la hauteur de  mes attentes mais  "Aunt Ruby"  s'est révélée intéressante."Dancing with smurfs" (ici en compagnie de "pêche blanche") n'a pas été à la hauteur de  mes attentes mais  "Aunt Ruby"  s'est révélée intéressante.

"Dancing with smurfs" (ici en compagnie de "pêche blanche") n'a pas été à la hauteur de mes attentes mais "Aunt Ruby" s'est révélée intéressante.

Tailler ou ne pas tailler ?

THE question ! La non-taille des tomates est de plus en plus préconisée. Comme dans la vidéo de Damien Dekarz, ci-dessous.

Plutôt adepte du laisser-faire et du bien-être végétal, j'ai été assez vite convaincue par cette non-méthode et, cette année, j'ai décidé d'essayer.

Malgré tout, j'ai dû prendre sur moi pour ne pas enlever les "gourmands" : habitude quand tu nous tiens...

En conséquence, voici l'aspect de la serre en août :

C'est la jungle, mais moi j'aime bien...

C'est la jungle, mais moi j'aime bien...

A ce stade, j'étais assez contente du résultat : même si ça ne se voit pas sur la photo, les fruits étaient nombreux, plus nombreux que d'habitude. J'ai quand même remarqué que, chez les variétés à gros fruits (Aunt Ruby, Beefsteak, Géante Belge, Cornue Andine etc...), seules les deux ou trois tiges principales portaient des fruits.

C'est alors que le mildiou a fait son apparition.... et je n'ai plus eu le choix ! J'ai laissé autant de tiges que je pouvais mais l'aspect de la serre avait bien changé après le passage du sécateur.

Après la suppression des tiges et des feuilles malades, les fruits étaient beaucoup plus visibles mais certains pieds n'avaient pas belle allure. Heureusement, ça s'est arrangé par la suite.
Après la suppression des tiges et des feuilles malades, les fruits étaient beaucoup plus visibles mais certains pieds n'avaient pas belle allure. Heureusement, ça s'est arrangé par la suite.

Après la suppression des tiges et des feuilles malades, les fruits étaient beaucoup plus visibles mais certains pieds n'avaient pas belle allure. Heureusement, ça s'est arrangé par la suite.

Un des arguments en faveur de la non-taille repose sur l'idée qu'en laissant la plante intacte, on ne crée pas de cicatrices, considérées comme des portes d'entrée pour le mildiou. Je suis assez sceptique car, selon mes observations, le mildiou apparait plutôt sur les feuilles et sur les tiges, pas sur les cicatrices de taille.

Les premières manifestations du mildiou : sur les feuilles

Les premières manifestations du mildiou : sur les feuilles

Les adeptes de la taille pourraient rétorquer que, justement, le fait de ne pas tailler a créé un entrelacs de branches et de feuilles, entretenant ainsi une atmosphère humide autour des plantes. C'est possible.

Difficile de tirer des enseignements de cet essai : cette année a été exceptionnellement favorable au mildiou et je ne sais pas si le fait de tailler ou pas a eu une quelconque influence.  

En 2017, je laisserai les tomates-cerise et les "cocktail" pousser à leur guise, sans taille et taillerai les "grosses" de façon plus classique, en laissant malgré tout deux ou trois branches par pied.

Pailler ou utiliser des plantes couvre-sol ?

Je recouvre toujours le sol de la serre avec des tontes d'herbe, ce qui est intéressant pour limiter les arrosages. Mais je me demande si, en faisant cela, je n'apporte pas trop d'azote, surtout en période de fructification. La saison prochaine, tout en paillant raisonnablement, je compte planter, entre les tomates, des espèces plus basses telles que des salades, des haricots nains, des ullucos et, bien sûr, du basilic. Cela demandera sans doute plus d'arrosages (à voir) mais devrait augmenter la productivité de la serre, tout en protégeant le sol.

Un plant de basilic dans le paillis sous les tomates : classique mais efficace.

Un plant de basilic dans le paillis sous les tomates : classique mais efficace.

Ortie ou consoude ?

Que ce soit en purin ou enfouie dans le trou de plantation, j'ai abandonné l'ortie (je la préfère dans mon assiette). Même en début de végétation, je trouve que l'ortie induit une trop forte croissance. Je lui préfère la consoude, pour tous les légumes-fruits.

Les orties pour moi et la consoude pour les plantesLes orties pour moi et la consoude pour les plantes

Les orties pour moi et la consoude pour les plantes

Engrais du commerce, fumier, compost ou... rien ?

Pas question d'utiliser des engrais, qu'ils soient chimiques ou organiques. Le fumier, je n'en ai jamais mis dans la serre, bien que des horticulteurs comme ceux d'ortie -culture en utilisent avec de bons résultats. A part le paillage et le purin de consoude distribué avec (trop de) parcimonie, je me contente de recouvrir le sol de compost-maison tous des trois ans.

A en juger par l'exubérance de la végétation, c'est largement suffisant !

Faut-il changer la terre de temps en temps ?

C'est souvent ce qui est préconisé sous prétexte que le sol s'épuiserait et renfermerait des spores de toutes sortes de maladies. Je n'y crois pas : si on le respecte il n'y a aucune raison pour que le sol d'une serre s'épuise plus vite que celui un potager et, lorsque le mildiou s'invite dans la serre (ce qui n'est arrivé que deux fois jusqu'à présent), il vient manifestement de l'extérieur : les pieds situés près de la porte sont les premiers atteints.

En plus, c'est bien trop fatigant !

Et pour finir...

Faut-il laisser la porte ouverte ?

L'aération est très importante, nous le savons tous. Dans ma serre, les lucarnes du toit, situées à une hauteur inaccessible, s'ouvrent et se ferment automatiquement en fonction de la température. Tant qu'il fait chaud : pas de problème, l'aération est assurée.

Oui, mais quand il fait froid, les lucarnes sont fermées et les quelques petites ouvertures percées dans le soubassement ne suffisent pas. Alors j'ouvre la porte et ça va mieux !

Oui, mais la température à l'intérieur diminue. Hé bien tant pis ! C'est un moindre mal. La seule fois où la porte est restée fermée pendant une semaine par temps pluvieux (j'étais partie en vacances), toutes les plantes étaient atteintes du mildiou à mon retour.

Une seule solution pour aérer quand le temps est gris et que la condensation reste sur les vitres : ouvrir la porte !Une seule solution pour aérer quand le temps est gris et que la condensation reste sur les vitres : ouvrir la porte !

Une seule solution pour aérer quand le temps est gris et que la condensation reste sur les vitres : ouvrir la porte !

Voilà, plus aucune question ne me vient à l'esprit. Je serais très intéressée d'avoir votre avis sur ma façon de procéder et aussi de connaître vos réponses à ces différentes questions.

A bientôt

Publié dans Légumes, Serre

Commenter cet article

Ivette 09/01/2017 14:28

Pas de conseil......trop amatrice.Je confirme cependant quelques rem:les bienfaits de la consoude,laisser la porte de la serre ouverte,......voilà c'est tout.Sauf que je vais abonner encore quelques connaissances.

mariejoclaude 08/01/2017 11:04

En voilà un bel article complet qui traite de ce légume le plus cultivé au jardin , qui n'a pas planté un pied de tomate dans sa vie , même sur son balcon , nous avons édités plusieurs articles sur le sujet dont 2 en 2016 ,,, Sur beaucoup de points je suis d'accord avec toi : de nombreuses variétés ( 30 chez nous ) apporte diversité de gout et de résistance aux maladies , toujours récupérer ses propres graines ,les plants s'amélorent et s'adapte à ton jardin ( voir le site de Pascal Poot ) ,,, ayant un petit jardin je taille , d'ailleurs je cultive beaucoup en hauteur , le fait de tailler est moins enclin aux maladies ,,,, je paille + broyat de consoude et orties les pieds de mes tomates ,,, je commence à greffer les tomates , exempt de maladies en serre , grosse production , un seul pied occupe toute ma petite serre ( 2,50 x3,50 ) ,,,, très bon dimanche à vous

Annick Boidron 08/01/2017 20:57

Merci, marie Jo (ou Claude?). J'avais déjà entendu parler de Pascal Poot mais je n'avais jamais visité son site. C'est maintenant chose faite. Vraiment intéressant. Difficile à comprendre puisque, d'après ce que je sais, les tomates se fécondent elles-mêmes. Mais bon, les résultats sont là. Et c'est vrai que pour certaines variétés, il me semble que le même phénomène se passe chez moi (mais je n'ai pas assez de recul, ni assez de pieds, pour m'autoriser en en tirer des conclusions).
Ah, que le monde végétal est passionnant !
A bientôt

Nat 07/01/2017 22:59

Coucou ! Très complet ton article ! Bravo. Et très intéressantes tes variétés de tomates, particulièrement celle qui grimpe la Tai me tente bien, je vais voir ça dans mon catalogue ! Pour ma part ça fait 2 ans que je n'enlève plus les gourmands sur les plants de petites tomates et la récolte a été très bonne. C'est vrai que sur ces plants là c'est un peu ridicule de les transformer en "tige" forcément il y a moins de tomates. L'autre avantage c'est que tu as moins de boulot :o) Mais il faut préciser que je cultive tout en pleine terre et qu'elles sont très entourées de fleurs mellifères !
Je vais certainement suivre ton conseil et en cultiver un peu plus de variétés.
Vivement les semis :o) Très belle année à toi.

Nat 15/01/2017 23:39

Ce serait avec plaisir un échange Annick mais il faut que je farfouille dans mes graines pour voir ce qui pourrait t'intéresser ! C'est pas gagné :o) Bisous

Annick Boidron 08/01/2017 20:34

Bonjour Nath. Si tu veux des graines de Thai pink eggs, je peux t'en envoyer. Quel bonheur de pouvoir cultiver les tomates en pleine terre, j'en rêve. Mais dans notre Belgique froide et pluvieuse c'est quasi-impossible. A bientôt les semis, oui, ça approche !

catherine 07/01/2017 18:15

ah quel billet très intéressant, car moi aussi je cultive mes pieds de tomates en serre, une en verre (depuis 2011) et une autre recouverte d'un plastique résistant armé, depuis 2016. Soit 9 et 8 pieds en tout, 15 variétés sauf Rose de Berne en double. Le pied de tomates cerise devant la serre n'a guère donné, je ne l'ai pas bichonné..Par contre pas de mildiou cette année, dans aucune des serres, et c'est vrai que le mildiou vient par l'air, car chez moi ce sont les tiges qui s'échappent par les lucarnes qui ont été atteintes les autres années..Cette année aussi un rendement important, malgré la sécheresse, et il a fallu arroser tous les 2 jours, les cuves d'eau de pluie étant vides, c'est avec de l'eau du robinet en fin d'été.
je taille les pieds, sinon c'est la jungle, et je laisse ouverte la porte et les lucarnes dès début juin, pour que les pollinisateurs travaillent bien. Par contre je plante très tôt, début mai, et je protège si le temps est frais avec des cloches en plastique la nuit.
Je change ma terre des serres sur 10 cm (du boulot mais cette terre de recyclage me sert pour mes autres plants, fleurs et arbustes) e t je charge en fumier bien décomposé. je rajoute du compost au printemps.
Je mets toujours de l'ortie au fond des trous (lol)
Si tu veux je peux t'envoyer des graines des tomates que je préfère, et faire un échange (ta grosse véro me plait, ainsi que tes cerises..) mais c'est comme tu veux, en MP je t'enverrai la liste de mes graines..(j'en ai une jaune de petite taille qui est un délice!)
j'ajoute que je trouve ta serre superbe! ouioui!
bonne soirée au plaisir de te lire!
bravo pour tout ce questionnement

Annick Boidron 08/01/2017 20:31

Bonjour Catherine, merci pour ton commentaire. Bien sûr, je suis toujours partante pour un échange, rappelle moi peut-être les variétés qui t'intéressent en mp. Quel travail de remplacer la terre de la serre, moi, je n'ai pas le courage mais je devrai peut-être m'y résoudre un jour ou l'autre.
En ce qui concerne les pollinisateurs, j'ai un problème : souvent de gros bourdons entrent dans la serre et n'arrivent plus à en ressortir. Je les retrouve morts ? As tu le même problème ?
La serre étant au milieu du jardin (nous n'avions pas d'autre choix), il fallait bien trouver quelque chose d'esthétique. J'avoue que je bave d'envie devant certaines rééditions de serres "vintage", mais c'est au-delà de mon budget.
A bientot