Avez-vous déjà goûté la glycine tubéreuse ?
Pour commencer cette nouvelle année — et reprendre mon blog quelque peu délaissé — voici un article sur une plante très jolie, encore assez méconnue et… comestible : la glycine tubéreuse (Apios americana).
Voici comment je la cultive au jardin… et pourquoi je la cuisine désormais chaque hiver.
⚠️ À ne pas confondre avec la glycine (Wisteria), qui est toxique.
Ceux qui la connaissent savent que c’est une plante décorative, facile à cultiver et dont les tubercules peuvent être consommés. Mais combien l’ont réellement goûtée ?
Une glycine tubéreuse se promène depuis des années dans mon jardin (c’est une plante baladeuse), mais voilà seulement deux ou trois ans que j’arrive à faire une récolte — certes modeste — suffisante pour confectionner quelques délicieuses purées.
Apios americana produit des chapelets de tubercules qui avancent sous terre d’année en année. Autrement dit, elle ne reste pas en place.
La mienne, plantée à l’origine dans une zone du potager qui lui était réservée, s’est vite retrouvée dans un parterre de vivaces et de buissons. Résultat : difficile, voire impossible, de récupérer les tubercules sans tout démolir.
Chapelet de tubercules et... le résultat de leurs pérégrinations dans un fuchsia vivace qui ne s'en porte pas plus mal.
Un jour, j’ai eu une inspiration : planter quelques tubercules dans un grand bac en zinc.
Je leur ai fourni un support en saule pour grimper et j'ai utilisé des ocas du Pérou comme couvre-sol.
👉 Et ça fonctionne !
La glycine ne peut plus s’échapper et les tubercules ont enfin le temps de grossir. Il faut en effet au moins deux ans de culture pour obtenir des tubercules dignes de ce nom.
En été, la plante forme une liane de taille moyenne (2 à 3 m). Dès les premiers gels, toute la partie aérienne disparaît : c’est le moment de récolter.
Je laisse les plus petits tubercules en place et ne récolte que ceux de 5 à 6 cm.
On peut imaginer bien des recettes, mais c’est en purée que je préfère la glycine tubéreuse.
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Elles s'épluchent facilement, comme des pommes de terre.
... et se cuisent dans l'eau bouillante salée... comme des pommes de terre (peut-être un peu plus longtemps. Quand le couteau s’enfonce sans résistance, c’est prêt... comme avec les pommes de terre.
À la cuisson, les tubercules se fendillent — d’où mon choix de la purée 😉
Ensuite, on peut ajouter un peu de crème, du lait ou du beurre selon ses goûts et sa tendance à prendre des kilos.
La purée de glycine tubéreuse supporte très bien le mixage : elle reste onctueuse, sans devenir gluante... contrairement aux pommes de terre 😏.
👉 Résultat : une purée crémeuse, savoureuse, au goût bien distinct, plus fin que celui des pommes de terre. Tout le monde aime !
J’y reviendrai plus longuement une autre fois, avec des photos des premiers stades de développement.
Mais si vous souhaitez en récolter facilement, je vous conseille vivement la culture en très grand pot ou bac (percé).
Ces tubercules andins, je les adore : ils permettent de varier les plats et de consommer des légumes tout l’hiver.
Capucines tubéreuses, poire de terre, ocas et glycine tubéreuse… ça ne vous fait pas envie ?
🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉Bonne année à tous et à bientôt.🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉
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