Récolte des chayottes : un légume exotique qui pousse aussi dans le Nord
Il commence à faire frisquet et on annonce de la pluie pour les prochains jours : c’est le moment de rentrer les chayottes.
Si vous ne savez pas comment on cultive les chayottes — ou chouchous, ou christophines, bref Sechium edule — ou si vous vous étonnez qu’on puisse en récolter en Ardenne, je vous conseille d’aller d’abord lire deux articles que je leur ai consacrés en début de saison :
Si vous n’avez pas eu le courage d’aller lire ces articles, voici l’essentiel : la chayotte est une liane qui peut mesurer jusqu’à 10 mètres de long et qui produit une multitude de fruits. Ceux-ci ont à peu près le même usage que les courgettes… mais avec l’avantage de bien se conserver tout l’hiver.
Comme j’ai un tout petit potager, je les fais grimper sur une structure en fer forgé carrée de 1,20 m de côté.
Vous imaginez bien que pour contenir une liane aussi vigoureuse sur un espace si réduit, je dois tailler régulièrement tout ce qui dépasse. Cela réduit la production, bien sûr, mais la matière végétale obtenue peut servir de paillage. Et puis, les jeunes pousses sont comestibles : rien ne se perd !
Les petites tomates que vous voyez mélangées aux chayottes sont des Matt’s Wild Cherry. C’est une variété très résistante au mildiou qui, comme vous le constatez, nous donne encore de délicieuses tomates-cerises
La récolte est on ne peut plus simple : les christophines sont attachées par un fin pédoncule sous la liane.
Cette année-ci, il y a moins de chayottes que les années précédentes mais il me semble qu'elles sont plus grosses. Je pense que le temps pourri de début juillet a empêché certaines fleurs d'être fécondées.
Ces christophines, je vais les conserver tout l’hiver, au moins jusqu’en mars-avril… si elles ne sont pas mangées avant ! Nous apprécions beaucoup d’avoir ce légume frais à disposition pendant toute la mauvaise saison.
Voici ma récolte :
Ce n’est pas énorme, mais tout de même satisfaisant pour un si petit espace. Bien sûr, ce n’est pas assez pour nous deux. Mais ce n’est pas un problème : Alain, mon compagnon, en cultive sur une plus grande surface… et on pourra même en donner.
Encore une fois, merci à Yves et Nicole sans qui je n’aurais jamais eu l’idée de cultiver cette liane exotique en terre ardennaise.